Les éléments clés de cet article (à retenir)
- Les professions de santé libérales touchent souvent 30 à 45 % de leurs revenus d’activité à la retraite.
- Les caisses obligatoires (CARPIMKO, CIPAV, CARCDSF, CARMF) ne compensent pas la perte de revenus : elles sont structurellement insuffisantes pour les hauts revenus.
- Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est aujourd’hui le meilleur outil pour combler ce déficit tout en réduisant votre fiscalité.
- Il a remplacé la loi Madelin depuis 2020 avec des avantages élargis : sortie en capital possible, déblocage anticipé, plafonds plus élevés.
- Une stratégie bien calibrée permet d’économiser plusieurs milliers d’euros d’impôts par an — jusqu’à 88 911 € de déduction pour les TNS en 2026.

Une retraite souvent sous-estimée par les professionnels de santé
La plupart des professionnels de santé libéraux consacrent leur énergie à leur patientèle. La retraite, c’est pour plus tard. Sauf que « plus tard » arrive vite, et le réveil est souvent brutal.
Plusieurs facteurs structurels aggravent la situation :
- Des études longues. Un médecin commence à cotiser vers 26-28 ans. Un kinésithérapeute ou un orthophoniste, vers 23-25 ans. Résultat : moins de trimestres cotisés qu’un salarié entré dans la vie active à 22 ans.
- Des revenus élevés en activité. Plus les revenus sont hauts, plus la chute est brutale à la retraite. Un chirurgien-dentiste qui gagne 120 000 € nets par an ne peut pas espérer maintenir ce niveau avec les seuls régimes obligatoires.
- Un taux de remplacement structurellement bas. Selon la profession et la durée de carrière, il oscille entre 30 % et 45 % des revenus d’activité. Concrètement, pour 80 000 € de revenus annuels, la pension obligatoire tourne autour de 24 000 à 36 000 € par an.
- Pas de retraite employeur. Contrairement aux salariés du privé (AGIRC-ARRCO) ou aux fonctionnaires, les libéraux n’ont aucun régime employeur pour compléter leur retraite de base.
- Peu de temps pour y penser. La charge de travail des professionnels de santé est connue. La préparation retraite passe souvent en dernier.
Selon les chiffres clés 2025 de la CARMF, la retraite moyenne annuelle d’un médecin libéral s’élève à 35 407 € — soit moins de 3 000 € par mois brut, pour des revenus d’activité souvent deux à trois fois supérieurs.
Les caisses de retraite des professions de santé : CARPIMKO, CIPAV, CARCDSF, CARMF
Chaque profession de santé libérale cotise à une caisse spécifique. Voici ce qu’il faut savoir sur chacune.
CARPIMKO — les auxiliaires médicaux
La CARPIMKO couvre les infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues libéraux.
Elle gère quatre régimes : retraite de base (CNAVPL), retraite complémentaire, ASV (Avantage Social Vieillesse, réservé aux conventionnés) et invalidité-décès.
Cotisations 2026 (chiffres clés) :
- Régime de base : 8,73 % sur les revenus jusqu’à 1 PASS (48 060 €), puis 1,87 % sur les revenus jusqu’à 5 PASS (240 300 €)
- Régime complémentaire : 8,7 % de la tranche de revenus comprise entre 0,5 et 3 PASS (entre 24 030 € et 144 180 €)
- ASV : cotisation forfaitaire de 224 € à la charge de l’affilié, et 447 € à la charge de la CPAM
Valeur du point complémentaire : environ 21,48 € en 2026
Point fort : le régime ASV offre une prise en charge partielle par l’Assurance Maladie, ce qui réduit le coût réel pour le praticien conventionné.
Point faible : la réforme 2026 a supprimé la cotisation forfaitaire qui garantissait automatiquement 8 points de retraite complémentaire par an. Il n’existe plus de cotisation forfaitaire : elle devient proportionnelle aux revenus.

CIPAV — les professions libérales réglementées
La CIPAV couvre notamment les ostéopathes, psychologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, diététiciens, chiropracteurs et certains autres libéraux réglementés.
Cotisations 2026 :
- Régime de base : mêmes taux que la CNAVPL (8,73 % T1 + 1,87 % T2)
- Régime complémentaire : les points accumulés sont convertis en pension en multipliant leur nombre par la valeur de service du point (2,89 € en 2026). Le coût d’achat d’un point est fixé à 47,40 € en 2026.
Taux de remplacement estimé : 30 à 40 % selon la durée de carrière.
Point fort : depuis 2023, les cotisations sont proportionnelles aux revenus, ce qui améliore la lisibilité.
Point faible : le taux de rendement de la CIPAV est actuellement de 6,10 %, ce qui signifie qu’après leur départ à la retraite, les anciens affiliés mettent 16 ans pour récupérer les sommes cotisées. Ce taux diminue d’année en année.

CARCDSF — sages-femmes et chirurgiens-dentistes
La CARCDSF gère la retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes libéraux.
Elle comprend trois régimes : base (CNAVPL), complémentaire et PCV (Prestations Complémentaires Vieillesse, réservé aux conventionnés).
Valeur du point complémentaire : 31,82 € en 2026
PCV 2026 : cotisation forfaitaire de 1 663,60 € + cotisation proportionnelle de 0,725 % des revenus, limitée à 5 PASS (240 300 €)
Point fort : le régime PCV est particulièrement intéressant pour les conventionnés car les cotisations sont pour 2/3 financées par l’Assurance Maladie
Point faible : malgré des revenus souvent élevés en activité (notamment pour les chirurgiens-dentistes), les montants de pension restent limités. Même avec une carrière complète, le montant cumulé des trois régimes (base, complémentaire et ASV) reste généralement inférieur aux revenus perçus pendant l’activité.

CARMF — les médecins libéraux
La CARMF est la caisse des médecins libéraux (généralistes et spécialistes). Elle gère trois régimes : base, complémentaire (RCV) et ASV.
Selon les chiffres clés 2025 de la CARMF, la retraite moyenne annuelle s’élève à 35 407 €. Ce montant est en grande partie (45 %) alimenté par la retraite complémentaire.
En moyenne, la première affiliation se situe aux alentours de 36,88 ans pour les hommes et 35,19 ans pour les femmes — ce qui réduit mécaniquement le nombre d’années de cotisation.

Tableau comparatif des caisses
| Caisse | Professions | Régimes | Taux de remplacement estimé | Point fort | Point faible |
|---|---|---|---|---|---|
| CARPIMKO | Infirmiers, kinés, orthophonistes, orthoptistes, podologues | Base + Complémentaire + ASV | 30-40 % | ASV partiellement financé par la CPAM | Réforme 2026 : suppression des points automatiques |
| CIPAV | Ostéopathes, psychologues, ergothérapeutes, chiropracteurs | Base + Complémentaire | 30-40 % | Cotisations proportionnelles depuis 2023 | Rendement en baisse (6,10 % en 2026) |
| CARCDSF | Chirurgiens-dentistes, sages-femmes | Base + Complémentaire + PCV | 25-40 % | PCV : 2/3 financé par l’AM pour les conventionnés | Pension faible vs revenus d’activité |
| CARMF | Médecins libéraux | Base + RCV + ASV | 30-45 % | Trois régimes cumulables | Début de carrière tardif = moins de trimestres |
Les faiblesses structurelles des régimes obligatoires
Au-delà des spécificités de chaque caisse, tous ces régimes partagent des limites communes qu’il faut connaître.
Un système par répartition fragile. Les pensions actuelles sont financées par les cotisations des actifs d’aujourd’hui. Le vieillissement démographique fragilise ce modèle sur le long terme.
L’impact de la réforme des retraites 2023. Depuis la réforme des retraites, l’âge légal de départ varie entre 62 et 64 ans selon l’année de naissance. Le taux plein est automatique à 67 ans. Entre ces deux âges, il faut justifier de 172 trimestres pour les générations nées à partir de 1968. Pour un médecin qui commence à cotiser à 36 ans, atteindre 172 trimestres avant 67 ans est mathématiquement difficile.
Un plafonnement des cotisations défavorable aux hauts revenus. Les cotisations sont plafonnées à 5 PASS (240 300 € en 2026). Au-delà, les revenus ne génèrent plus de droits supplémentaires. Un chirurgien-dentiste gagnant 200 000 € cotise sur la même base qu’un collègue à 120 000 €.
L’incertitude sur la valeur future des points. La revalorisation des pensions détermine ce que vaudront vos points au moment de votre départ en retraite — et cette valeur dépend de décisions politiques que personne ne peut anticiper avec certitude.
Aucun mécanisme de capitalisation. Les régimes obligatoires ne constituent pas de capital. Tout ce qui est cotisé est immédiatement redistribué. Il n’y a pas d’épargne accumulée à votre nom.
Le PER : l’outil incontournable pour compenser la perte de revenus
Qu’est-ce que le PER ?
Le Plan d’Épargne Retraite a été créé par la loi PACTE de 2019. Il remplace les anciens contrats Madelin, PERP et article 83, qui ne peuvent plus être souscrits depuis octobre 2020.
Il existe trois types de PER :
- PER individuel (PERIN) : ouvert à toute personne, c’est le plus adapté aux professions de santé libérales
- PER collectif (PERCOL) : mis en place par l’employeur pour les salariés
- PER obligatoire (PERO) : catégories spécifiques de salariés
Pour un kinésithérapeute, un ostéopathe ou une sage-femme libérale, le PERIN est la solution de référence.
La grande nouveauté par rapport au Madelin : les contrats Madelin Retraite sont moins flexibles que le PER (obligation de sortie en rente, versements minimums). Avec le PER, vous choisissez entre sortie en capital ou en rente.
Pourquoi le PER est particulièrement adapté aux professions de santé ?
Cinq raisons concrètes :
- Revenus variables selon les années : les versements sont libres et modulables. Vous versez plus les bonnes années, moins les années creuses.
- Tranche marginale d’imposition élevée : beaucoup de professionnels de santé libéraux sont à 30 %, 41 % ou 45 % de TMI. Chaque euro versé sur le PER génère une économie fiscale immédiate à ce taux.
- Début de carrière tardif : il faut épargner plus vite et plus fort pour compenser les années non cotisées.
- Pas de retraite employeur : le PER est le seul filet de sécurité capitalisé disponible.
- Flexibilité de sortie : contrairement au Madelin (rente uniquement), le PER permet une sortie en capital, ce qui offre une liberté totale d’utilisation.
Les plafonds de déduction fiscale 2026
C’est là que le PER devient vraiment puissant pour les TNS.
En 2026, un TNS peut déduire jusqu’à 88 911 € de versements PER, contre 38 448 € pour un salarié.
Le calcul du plafond TNS (article 154 bis du CGI) :
Les travailleurs non salariés peuvent déduire leurs versements à hauteur de 10 % de leurs bénéfices imposables de l’année N dans la limite de huit fois le PASS de l’année N, majorés de 15 % de la fraction de leurs bénéfices de l’année N comprise entre un et huit PASS. Avec un PASS à 48 060 € en 2026, la déduction fiscale pour les TNS va atteindre au minimum 4 806 € et au maximum 88 911 €.
Exemples concrets :
| Bénéfice imposable | Plafond de déduction 2026 | Économie fiscale à 41 % TMI |
|---|---|---|
| 60 000 € | ~12 900 € | ~5 289 € |
| 80 000 € | ~16 900 € | ~6 929 € |
| 120 000 € | ~24 900 € | ~10 209 € |
| 200 000 € | ~41 900 € | ~17 179 € |
Bon à savoir : les plafonds de déduction non utilisés sur les 3 années précédentes peuvent être récupérés lors des années excédentaires. Si vous n’avez pas versé sur un PER depuis 3 ans, vous pouvez mobiliser jusqu’à 4 années de plafonds d’un coup.
Attention depuis 2026 : depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués sur un PER à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Cette règle s’applique à tous les versements. Raison de plus pour commencer tôt.
PER vs ancienne loi Madelin : ce qui a changé
| Critère | Madelin (ancien) | PER (nouveau) |
|---|---|---|
| Sortie | Rente uniquement | Capital ou rente |
| Déblocage anticipé | Cas très limités | 5 cas dont achat résidence principale |
| Plafond déduction | Limité | Élargi (jusqu’à 88 911 € pour TNS en 2026) |
| Transfert | Possible | Possible entre PER |
| Fiscalité sortie | Rente imposable | Capital imposable (si déduction à l’entrée) |
| Disponibilité | Bloqué jusqu’à retraite | Bloqué sauf cas de déblocage |
| Versements minimums | Obligatoires | Aucun minimum |
Stratégies fiscales pour optimiser sa retraite en tant que professionnel de santé
Calibrer ses versements selon sa tranche marginale d’imposition
L’intérêt du PER est maximal pour les TMI à 30 %, 41 % ou 45 %. Concrètement, si votre tranche marginale d’imposition est de 30 %, un versement de 10 000 € vous fait économiser environ 3 000 € d’impôts. L’effet est encore plus fort si vous êtes imposé à 41 % ou 45 %.
Stratégie pratique :
- Augmentez vos versements les années de hauts revenus (bonne activité, remplacement intensif, honoraires exceptionnels).
- Réduisez les années creuses (congé maternité, maladie, investissement dans le cabinet).
- Les TNS aux revenus fluctuants peuvent optimiser leurs versements PER en fin d’année, une fois leurs bénéfices réels connus. Cette approche permet de maximiser la déduction fiscale lors de bonnes années.
- Utilisez les plafonds reportés des 3 années précédentes pour un versement exceptionnel lors d’une bonne année.
Combiner PER et autres dispositifs
Le PER ne doit pas être votre seul outil. Une stratégie patrimoniale complète combine :
- PER + assurance-vie : le PER pour la déduction fiscale à l’entrée, l’assurance-vie pour la liquidité, la transmission et la flexibilité à tout moment.
- PER + prévoyance Madelin (maintenue) : les contrats de prévoyance Madelin (incapacité, invalidité, décès) restent déductibles séparément. Ils ne sont pas remplacés par le PER.
- PER + investissement immobilier (LMNP, SCI) pour diversifier les sources de revenus à la retraite.
Ces trois piliers se complètent. Le PER optimise la fiscalité aujourd’hui, l’assurance-vie prépare la transmission, l’immobilier génère des revenus réguliers.
Anticiper la fiscalité à la sortie
Ce que vous gagnez à l’entrée, vous le rendrez (en partie) à la sortie. Mais souvent à un taux plus faible.
- Sortie en capital : la part correspondant aux versements déduits est imposée à l’IR au moment du retrait. Si votre TMI est de 30 % à la retraite contre 41 % en activité, vous avez gagné 11 points de différentiel fiscal.
- Sortie en rente : imposée comme une pension de retraite, avec l’abattement de 10 % applicable aux pensions.
- Stratégie de sortie fractionnée : retirer le capital sur plusieurs années pour lisser l’imposition et rester dans une tranche basse.
- Déblocage anticipé pour résidence principale : le cas de déblocage le plus utile à connaître pour les TNS est l’achat de résidence principale, car cela peut aider à convaincre des banques réticentes face à des revenus potentiellement irréguliers.
Commencer tôt : l’effet des intérêts composés
C’est le conseil le plus simple et le plus efficace. Voici pourquoi.
Prenons deux kinésithérapeutes qui veulent atteindre 200 000 € de capital à 65 ans, avec un rendement moyen de 4 % par an :
- Celui qui commence à 35 ans : verse environ 290 € par mois pendant 30 ans.
- Celui qui commence à 45 ans : doit verser environ 540 € par mois pendant 20 ans.
Même capital cible, mais l’effort mensuel est presque deux fois plus élevé pour celui qui attend. Et l’avantage fiscal est identique dans les deux cas.
Plus vous commencez tôt, plus l’effort est supportable. Et plus les intérêts travaillent pour vous.
Comment choisir son PER en tant que professionnel de santé ?
Tous les PER ne se valent pas. Voici les critères qui comptent vraiment.
Les frais de gestion : visez moins de 1 % par an sur les unités de compte. Certains PER bancaires affichent 2 à 3 % de frais totaux, ce qui grignote significativement la performance sur 20 ans.
La diversité des supports : un bon PER doit proposer des fonds euros (sécurisés), des unités de compte diversifiées (actions, immobilier, obligations) et idéalement des fonds thématiques.
La gestion pilotée : très utile si vous n’avez pas le temps de suivre vos investissements. Le gestionnaire adapte automatiquement l’allocation selon votre horizon de retraite (plus dynamique jeune, plus sécurisé en approche de la retraite).
La flexibilité des versements : pas de minimum imposé, possibilité de suspendre les versements, de les augmenter ou de les diminuer librement.
Le conseil personnalisé : un courtier indépendant compare les offres du marché sans être lié à un seul assureur. Chez SF Conseil et Courtage, nous analysons votre situation (revenus, caisse de retraite, TMI, horizon) pour identifier le contrat le plus adapté à votre profil et calibrer votre stratégie de versements année après année.
Mon avis : après avoir accompagné des dizaines de professionnels de santé libéraux, je constate que le plus grand risque n’est pas de mal choisir son PER — c’est de ne pas en ouvrir du tout avant 45 ans. Le meilleur contrat reste celui qu’on alimente régulièrement.
Questions fréquentes (FAQ) sur la retraite des professions de santé
Quel est le montant moyen de la retraite d'un kinésithérapeute ?
Il est difficile de donner un chiffre unique car il dépend de la durée de carrière, des revenus et du conventionnement. En règle générale, un kinésithérapeute libéral avec une carrière complète peut espérer une pension totale (base + complémentaire + ASV) de l’ordre de 1 500 à 2 500 € par mois brut, pour des revenus d’activité souvent compris entre 4 000 et 7 000 € nets par mois. Le taux de remplacement réel est donc de l’ordre de 30 à 40 %.
Le PER est-il obligatoire pour les professions de santé libérales ?
Non, le PER est un dispositif facultatif. Mais compte tenu du faible taux de remplacement des régimes obligatoires, il est fortement recommandé pour maintenir son niveau de vie à la retraite. C’est aussi l’un des rares outils permettant de réduire significativement sa fiscalité en activité.
Peut-on encore souscrire un contrat Madelin en 2026 ?
Non. Les contrats Madelin retraite ne peuvent plus être souscrits depuis octobre 2020. En revanche, les contrats de prévoyance Madelin (incapacité, invalidité, décès) restent disponibles et déductibles. Si vous avez un ancien contrat Madelin retraite, vous pouvez le transférer vers un PER pour bénéficier de plus de flexibilité.
Quelle est la différence entre CARPIMKO et CIPAV ?
La CARPIMKO couvre les auxiliaires médicaux paramédicaux (infirmiers, kinés, orthophonistes, orthoptistes, podologues). La CIPAV couvre les professions libérales réglementées qui ne disposent pas de leur propre caisse, dont les ostéopathes, psychologues, ergothérapeutes et chiropracteurs. Les deux caisses fonctionnent par points, mais leurs paramètres de cotisation et de valeur du point diffèrent.
À quel âge faut-il commencer à épargner sur un PER ?
Le plus tôt possible. Idéalement dès l’installation en libéral, même avec de petits versements. L’effet des intérêts composés sur 30 ans est considérable. Commencer à 35 ans plutôt qu’à 45 ans peut diviser par deux l’effort mensuel nécessaire pour atteindre le même capital.
Peut-on débloquer son PER avant la retraite ?
Oui, dans cinq cas précis : décès du conjoint ou partenaire de PACS, invalidité de 2e ou 3e catégorie, surendettement, expiration des droits au chômage, et achat de la résidence principale. Ce dernier cas est particulièrement utile pour les jeunes professionnels qui s’installent et souhaitent acheter leur cabinet ou leur logement.
Le PER est-il transmissible en cas de décès ?
Oui. En cas de décès avant la retraite, le capital accumulé est transmis aux bénéficiaires désignés dans le contrat. Si le PER est un contrat d’assurance (ce qui est le cas de la grande majorité des PER individuels), la fiscalité applicable est celle de l’assurance-vie : abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans. C’est un avantage successoral non négligeable.


